Jean-Philippe Maurer

Député du Bas-Rhin (2e circonscription)
Conseiller général de Strasbourg 7 (Meinau, Neudorf ouest)

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DOSSIER : COMBATS POUR L'ALSACE

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Les pièces du dossier "COMBATS POUR L'ALSACE" sont classées de la plus récente à la plus ancienne.

Sommaire

03/04/2012
Question écrite

Dette des services des retraites de l'État envers le régime local d'assurance maladie

07/03/2012
Communiqué

Non, Monsieur Mélenchon, l'Alsace et la Moselle ne sont pas occupées !

24/02/2012
Déclaration solennelle

Nous, parlementaires d'Alsace et de Moselle déclarons ...

24/01/2012
Lettre ouverte

Lettre ouverte à François Hollande

07/05/2011
Communiqué

Suppression du régime local de sécurité sociale : « Non, cela ne se fera pas ».

11/04/2011
Communiqué

Suppression du régime local de sécurité sociale : " ferme opposition ".

11/01/2011
Lettre ouverte

" Jean-Luc Mélenchon, laissez les Alsaciens et Mosellans tranquilles, ils ne vous ont rien demandé "

08/06/10
Question orale

Strasbourg, siège du parlement franco-allemand de la jeunesse

13/04/2010
Question écrite

Office franco-allemand des énergies renouvelables à Strasbourg

05/08/09
Communiqué

Strasbourg, siège de l'Union Paneuropéenne Internationale


Question N° : 131635
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Travail, emploi et santé
Ministère attributaire > Travail, emploi et santé
Rubrique > sécurité sociale
Tête d'analyse > compensation financière entre régimes
Analyse > assurance maladie. régime local d'Alsace-Moselle

Question publiée au JO le :03/04/2012 page : 2671

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'application de la loi n° 98-278 du 14 avril 1998 relative au régime local d'assurance maladie des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, qui a notamment précisé les sources de financement du régime local de sécurité sociale. Or il semblerait que les services des retraites de l'État omettent de verser les cotisations au régime local pour les « polypensionnés » qui ont des périodes de travail dans la fonction publique et comme salariés dans les cas fixés par le code de la sécurité sociale et ayant travaillé dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin ou de la Moselle. Pourtant, le code de la sécurité social prévoit donc que la cotisation au régime local doit être payée sur chaque période de pension et donc déduite par la caisse ou le régime de retraite qui verse la pension de retraite pour être versée au régime local. Il semblerait que l'État doive entre 1,5 million et 2 millions d'euros au régime local d'assurance maladie. Il aimerait donc connaître son analyse sur cette question, le montant de la dette et le calendrier de versement de cette dette au régime local d'assurance maladie.

Texte de la réponse

 



" Non, Monsieur Mélenchon, l'Alsace et la Moselle ne sont pas occupées ! "

Jean-Philippe MAURER, député du Bas-Rhin, a pris connaissance avec indignation et stupéfaction des propos du candidat du Front de Gauche lors de son meeting à Rouen hier soir.

Jean-Luc Mélenchon a, effet, déclaré devant 10 000 militants déchainés " faites bénéficier l'Alsace-Moselle de la libération qu'est la loi de 1905".

" Est-ce que M. Mélenchon se rend compte du sens des mots qu'il utilise ? L'Alsace et la Moselle ont souffert de l'occupation nazie comme aucune autre région de France. Aucune famille n'a été épargnée par la violence de cette occupation : des milliers de morts, des centaines d'exécutés, torturés et déportés.

Oser parler aujourd'hui de " libération de l'Alsace et de la Moselle" et donc faire croire que l'Alsace et la Moselle sont " encore et toujours occupées " est proprement hallucinant.

Non, Monsieur Mélenchon, l'Alsace et la Moselle ne sont pas occupées. Nous n'avons pas besoin d'être libéré et surtout pas par vous !

Une campagne électorale n'autorise pas tous les excès verbaux. S'il aspire à la magistrature suprême, il serait bon que le candidat de l'extrême-gauche se mette à respecter tous les citoyens de cette République et même les Alsaciens et les Mosellans ! "

07/03/2012



Nous, parlementaires d'Alsace et de Moselle déclarons ...

Cette déclaration a été cosignée par la quasi totalité des députés et sénateurs d'Alsace et de Moselle. Elle est transmise à l'ensemble des Maires de Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin afin que chaque conseil municipal et, partant, un maximum de mosellans et d'alsaciens soutiennent ce texte.

Déclaration solennelle

La très grande majorité des populations des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de Moselle est fondamentalement attachée à la préservation de l'ensemble des droits reconnus par la République française qui s'attachent aux territoires et aux habitants de l'Alsace et de la Moselle.

Ces droits forment aujourd'hui un ensemble cohérent qui a été reconnu à plusieurs reprises par les différents gouvernements que ce soit à l'époque de l'annexion allemande entre 1871 et 1918 ou par les autorités militaires ou civiles de la République française depuis.

A aucun moment, les parlementaires, élus des conseils généraux, régionaux ou municipaux, les institutions civiles ou religieuses n'ont demandé la suppression du régime dit "concordataire" qui organise sous l'égide de l'Etat les cultes catholique, luthérien, réformé et israélite. Ce même "Concordat" facilite les relations avec les autres religions.

De même, nul ne conteste les effets bénéfiques du droit local et notamment du régime local de sécurité sociale qui est considéré comme un droit très favorable aux salariés, droit considéré comme inaliénable et indispensable à la cohésion sociale, économique et politique de l'Alsace et de Moselle.

Nous demandons solennellement à tous les candidats aux élections présidentielles et législatives de s'engager à préserver l'ensemble du droit local, du bilinguisme, du régime local d'assurance maladie et du régime concordataire.

Nous demandons à l'ensemble des élus, partis politiques, associations et citoyens d'exprimer leur soutien à cette déclaration.

 

Emile Blessig, Jean-Marie Bockel, Yves Bur, Jean-Louis Christ, Alain Ferry, François Grosdidier, Anne Grommerch, Arlette Grosskost, Antoine Herth, Francis Hillmeyer, Denis Jacquat, Fabienne Keller, Philippe Leroy, Céleste Lett, Jean-Louis Lorrain, Alain Marty, Jean-Philippe Maurer, André Reichardt, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, André Schneider, Esther Sittler, Michel Sordi, Eric Straumann, Catherine Troendlé, André Wojciechowski, Marie-Jo Zimmermann.

24/02/2012



Lettre ouverte à François Hollande

J'aime cette Alsace des vallons, des plaines, des montagnes et des petits recoins qui ne se retrouvent dans nulle autre région française. J'aime Strasbourg avec ses quartiers si différents et si riches de cœurs gros, fiers d'appartenir à cette métropole capitale chargée d'Histoire. Et surtout, j'aime les Alsaciens car ils ne ressemblent à personne.

Ce sont des dizaines de nationalités qui ont creusé cette terre et pourtant il n'y a aucun étranger car tous ceux qui restent en Alsace l'aiment et la défendent.

Qu'est-ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes ? Notre géographie bien sûr, mais d'abord notre Histoire.

Aujourd'hui, un candidat éminent à l'élection présidentielle veut définitivement rendre notre région " normale ".

Monsieur Hollande, puisqu'il s'agit bien de vous, il y a déjà quelque mois Jean-Luc Mélenchon, votre ancien ami et votre futur allié demandait la suppression du Concordat. Je lui avais écrit mon opposition. Il n'a jamais daigné me répondre. Peut-être un député alsacien de la République ne mérite pas qu'il s'abaisse à cela ?

Aujourd'hui vous voulez inscrire la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat dans la Constitution alors que le principe de laïcité y est cité en son article 1. Cela ne laisse aucun doute sur votre objectif : vendre l'histoire de l'Alsace à une alliance électorale avec cette extrême gauche qui a toujours haï les Alsaciens parce qu'ils sont profondément modérés, républicains et démocrates.

Sachez, Monsieur Hollande que si vous ne l'êtes pas, nous, nous sommes lucides sur les conséquences de votre choix. La suppression des textes dit concordataires, malgré la bonne volonté de mon collègue député socialiste de Strasbourg, sera le premier échelon d'un engrenage fatal.

Au nom de l'égalité, il faudra supprimer bientôt aussi le droit local, le bilinguisme et, enfin, le régime local de la sécurité sociale d'Alsace-Moselle. Est-ce de l'exagération de ma part ? Malheureusement, je ne le crois pas !

C'est en partie sur ces acquis de l'histoire que notre région a bâti sa richesse, ses universités, qu'elle a pu accueillir les entreprises étrangères conscientes de tous ces avantages qui permettent le maintien de la cohésion sociale.

Soyez conscients que les Alsaciens et les Mosellans ne vous suivront pas. Nous les Alsaciens, avons un cœur mais aussi une tête. Elle est bien faite et vous ne la couperez pas aussi facilement.

 

Jean-Philippe MAURER

24/01/2012



Suppression du régime local de sécurité sociale : « Non, cela ne se fera pas ».

Le député et conseiller général de Strasbourg Jean-Philippe MAURER vient de recevoir la réponse du secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation suite à son interpellation sur la suppression du droit local dans l’établissement des feuilles de paie.

Dans ce courrier du 11 avril 2011, le député alsacien précisait qu’«il semblerait que soit en fait remis en cause le régime local d’assurance maladie» et avait fat part de sa « ferme opposition » à une telle suppression.

Le secrétaire d’Etat Frédéric LEFEBVRE vient de lui confirmer par écrit que de telles mesures « ne sont pas envisagées ».

« Je me félicite très vivement de cette décision de bon sens et je remercie les très nombreux alsaciens et mosellans qui m’ont soutenus dans cette combat contre ces propositions contraires aux intérêts des salariés et de l’économie de notre région » précise Jean-Philippe MAURER.

07/05/2011



Suppression du régime local de sécurité sociale : " Jean-Philippe Maurer fait part de sa " ferme opposition ".

Le député et conseiller général de Strasbourg Jean-Philippe MAURER vient d'interpeller le Secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation à propos de l'information donnée par la presse ce lundi sur la suppression du droit local.

En effet, il y est indiqué que des services de DIRECCTE Alsace proposeraient de " supprimer le droit local, source de tracas et d'erreurs " dans l'établissement des fiches de paie dans le cadre du rapport régional supposé préparer les Assises nationales de la simplification prévues le 29 avril prochain et de transmettre aussi l'avis des entreprises locales.

Or, le député précise que " d'après les informations complémentaires que j'ai reçues, il semblerait que soit en fait remis en cause le régime local d'assurance maladie au motif technique que cela prendrait trop de temps pour les PME d'inscrire cette ligne sur la fiche de paye des salariés. "

Le député, pour éviter tout risque, fait " immédiatement " part de sa " ferme opposition à une telle suppression, voire même à un aménagement qui, en fait, risque de réduire les droits des salariés alsaciens et mosellans et de mettre en cause le consensus social qui règne en Alsace à ce sujet. "

De plus, à côté de ce droit protecteur pour les salariés, le député a mis en avant l'importance de ce consensus social pour " le dynamisme des entreprises alsaciennes [qui] repose grandement sur la qualité des relations entre salariés et patronat. Remettre en cause cette relation, c'est ipso facto affaiblir l'économie régionale, ce que je ne puis admettre. "

11/04/2011



" Jean-Luc MELENCHON, laissez les Alsaciens et Mosellans tranquilles, ils ne vous ont rien demandé "

Le député du Bas-Rhin Jean-Philippe MAURER vient d'écrire à Jean-Luc MELENCHON, ancien ministre, député européen et président du Parti de Gauche pour réagir à sa proposition d'abroger le concordat d'Alsace-Moselle.

En effet, ce dernier a affirmé cette position lors du débat avec Mme LE PEN, présidente du Front National, ce 14 février.

" Laissez les Alsaciens et Mosellans tranquilles, ils ne vous ont rien demandé. Ne vous en déplaise, nous sommes des gens modérés qui avons l'habitude de travailler ensemble le plus sereinement possible en vue de l'intérêt général et du bien public. "

Vous affirmez que les " Français en avaient par-dessus la tête d'être obsédé par des histoires de religions ". Je suis de votre avis et regrette simplement que vous ne tiriez pas les conséquences de vos paroles. "

Jean-Philippe MAURER lui précise qu'il s'est engagé d'abord comme conseiller général de la Meinau/ Neudorf Ouest, puis comme député de Strasbourg dans des rencontres interreligieuses avec des représentants des cultes bouddhiste, catholique, juif, musulman et protestant avec un public où se retrouvent aussi des athées et libres-penseurs.

Il lui signale que les sondages d'opinion réguliers prouvent l'attachement des Alsaciens et des Mosellans au régime concordataire, comme au droit local et à l'enseignement bilingue français-langue régionale.

" Mais, rajoute l'élu alsacien, je suppose que cela - dans votre logique idéologique - vous voulez aussi le supprimer…" et de conclure " j'ai, enfin, noté que Mme LE PEN ne vous a pas contredit sur cette abrogation. Votre vision ultra-jacobine rejoint celle du Front National. "

 

Monsieur Jean-Luc MELENCHON
Ancien Ministre
Député Européen
Parlement européen
Bât. Louise Weiss
T05020
1, avenue du Président Robert Schuman
CS 91024
67070 STRASBOURG Cedex (France)

Strasbourg, le 15 février 2011

 

Monsieur le Ministre,

J'ai pris connaissance de vos déclarations lors du débat que vous avez tenu avec Madame Marine LE PEN ce lundi 14 février annonçant votre volonté d' abroger le concordat d'Alsace-Moselle et le dépôt prochain d'une proposition de loi d'extension de la laïcité.

J'ai bien noté que ce que vous reprochez à Mme LE PEN est d'être uniquement contre l'islam alors que vous êtes contre toutes les religions. C'est votre liberté et votre responsabilité de futur candidat à la présidence de la République.

Souffrez que de mon côté, je ne sois, comme l'immense majorité des Français, pas vraiment intéressé de relancer une quelconque guerre de religion et encore moins de civilisation.

Vous affirmez que les " Français en avaient par-dessus la tête d'être obsédé par des histoires de religions ". Je suis de votre avis et regrette simplement que vous ne tiriez pas les conséquences de vos paroles.

Laissez les Alsaciens et Mosellans tranquilles, ils ne vous ont rien demandé. Ne vous en déplaise, nous sommes des gens modérés qui avons l'habitude de travailler ensemble le plus sereinement possible en vue de l'intérêt général et du bien public.

Ainsi, depuis que je suis élu local, conseiller général de quartier urbain, - la Meinau/ Neudorf Ouest-, où se retrouvent religions diverses, des hommes et des femmes avec des origines sociales, politiques, nationales et religieuses diverses, j'organise régulièrement des rencontres interreligieuses avec des représentants des cultes bouddhiste, catholique, juif, musulman et protestant avec un public bigarré où se retrouvent aussi des athées et libres-penseurs.

En tant que député, j'ai continué à assurer ces conférences dont la dernière s'est tenue en novembre 2010 et avait comme thème " comment vivre la diversité religieuse ? "

Voilà la réalité de la société française en Alsace, à Strasbourg où l'existence du régime concordataire n'est mise en cause par personne.

Au contraire, les sondages d'opinion réguliers prouvent l'attachement des Alsaciens et des Mosellans à ce régime, comme au droit local et à l'enseignement bilingue français-langue régionale. Mais, je suppose que cela- dans votre logique idéologique- vous voulez aussi le supprimer…

J'ai, enfin, noté que Mme LE PEN ne vous a pas contredit sur cette abrogation. Votre vision ultra-jacobine rejoint celle du Front National.

Soyez donc assuré que je ne manquerai pas de transmettre vos positions aux Alsaciens et Mosellans qui sauront les apprécier à leur juste valeur.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l'expression de mes salutations républicaines les meilleures.

Jean-Philippe Maurer

15/02/2011



Intervention en séance
Compte rendu intégral (extrait)

Première séance du mardi 8 juin 2010

Parlement franco-allemand de la jeunesse

M. le président. La parole est à M. Jean-Philippe Maurer, pour exposer sa question, n° 1106, relative au Parlement franco-allemand de la jeunesse.

M. Jean-Philippe Maurer. Monsieur le secrétaire d’État chargé des affaires européennes, le conseil des ministres franco-allemand qui s’est tenu en février 2010 a permis de redonner un nouvel élan à la coopération entre nos deux pays, moteurs de la construction européenne. Aujourd’hui, à l’aube d’une nouvelle décennie, ceux-ci doivent trouver ensemble des réponses à ces nouveaux défis que sont la lutte contre le changement climatique, les déséquilibres économiques et financiers, les menaces contre la paix et la sécurité.

Dans un monde où s’imposent de nouveaux acteurs globaux, je suis convaincu que l’entente franco-allemande la plus étroite reste indispensable à nos deux pays et à l’Europe. Quel plus bel exemple que celui donné par la France et l’Allemagne, qui se sont tant de fois affrontées et qui donnent désormais le ton en Europe pour générer un effet d’entraînement propice à tous nos voisins ?

Je suis convaincu que l’entente étroite entre nos deux pays doit reposer davantage sur le développement des liens entre les deux sociétés civiles, notamment le développement des échanges entre les jeunes des deux pays. L’éducation, la formation, la recherche et la citoyenneté européenne sont d’une importance primordiale pour notre avenir, et je suis résolu à soutenir toutes les actions qui iront dans ce sens.

Les liens personnels et amicaux entre les citoyens français et allemands sont le fondement même de l’entente franco-allemande. Les nombreuses initiatives issues des sociétés civiles des deux pays rendent l’amitié franco-allemande concrète et tangible dans la vie quotidienne.

Strasbourg, ville symbolique de la réconciliation franco-allemande, ne doit pas rester absente de cette volonté commune d’agir ensemble. En effet, notre ville s’inscrit dans la volonté historique d’être la cité de l’Europe, symbole fort de la paix, de la réconciliation, de la jeunesse et de l’avenir. Strasbourg doit donc prendre une place plus grande dans le renforcement de nos relations, en accueillant le siège du Parlement franco-allemand de la jeunesse. Sa création est l’une des 80 propositions du conseil des ministres franco-allemand de février dernier, et je la soutiens sans réserve.

Entre un État fédéral comme l’Allemagne et un État historiquement jacobin – mais qui a bien évolué – comme la France, il devrait être possible de conforter Strasbourg dans son rôle de trait d’union entre ces deux pays. Bien des aspects de leur coopération pourraient trouver leur ancrage à Strasbourg, ville d’unité, symbole de la construction européenne et des droits de l’homme.

Je tenais à vous transmettre directement ce message, car il m’appartient, en tant que député de Strasbourg, de faire entendre la voix des Strasbourgeois au plus proche des lieux de décision. Monsieur le secrétaire d’État, pourriez-vous m’indiquer si Strasbourg, capitale européenne, sera retenue pour accueillir le Parlement franco-allemand de la jeunesse ?

M. le président. La parole est à M. Pierre Lellouche, secrétaire d’État chargé des affaires européennes.

M. Pierre Lellouche, secrétaire d’État chargé des affaires européennes. Monsieur le député de Strasbourg, cher Jean-Philippe Maurer, ainsi que vous le rappelez avec beaucoup de force et de conviction – et nous sommes servis par le calendrier –, la France et l’Allemagne ont atteint, à l’issue d’un processus de réconciliation sans équivalent dans le monde, un degré d’intégration, de confiance, d’intimité, unique.

Fondé sur des valeurs communes et sur une responsabilité conjointe vis-à-vis de la construction de l’Europe, le partenariat franco-allemand est véritablement au cœur de toutes les grandes décisions européennes et internationales. Qu’il s’agisse des négociations climatiques, du renforcement de la zone euro, après plusieurs mois d’attaques contre notre monnaie commune, ou de la mise en place d’un nouveau système financier international, rien n’avance en Europe sans un accord franco-allemand.

Nos deux pays ont entamé – ce n’est pas toujours facile, mais nous y travaillons quotidiennement – une nouvelle phase de coopération qui ouvre la voie à l’intensification de leurs relations et de la construction européenne, vingt après la fin de la guerre froide.

Fruit le plus récent de cette coopération, l’agenda franco-allemand 2020 a, comme vous le savez, été adopté le 4 février dernier, à l’occasion du conseil des ministres franco-allemand qui s’est tenu à Paris sous la présidence du Président de la République et de la chancelière allemande. Ce document comportant quatre-vingt propositions est, pour une bonne partie, le résultat d’un travail étroit et, serais-je tenté de dire, presque fraternel mené durant plusieurs mois par mon collègue allemand Werner Hoyer et moi-même. Je signale au passage que j’aurai l’honneur d’être auditionné avec Werner Hoyer devant la commission des affaires européennes de votre assemblée le mardi 15 juin, c’est-à-dire le lendemain du sommet Sarkozy-Merkel.

Selon l’agenda franco-allemand 2020, « un parlement franco-allemand des jeunes devrait être institué de manière pérenne ». Nous étudions en ce moment les modalités pratiques de mise en œuvre de ce projet. Comme vous le savez, cette idée constitue le développement d’une expérimentation de l’Office franco-allemand de la jeunesse, qui avait réuni 500 adolescents en janvier 2003 – en vue d’institutionnaliser, à terme, un véritable parlement franco-allemand de la jeunesse.

Bien entendu, nous sommes très attachés, comme vous-même, à la visibilité de Strasbourg comme capitale de l’Europe, siège du Parlement européen et du Conseil de l’Europe. Strasbourg est le symbole de la coopération franco-allemande, et je connais votre engagement inlassable pour promouvoir la vocation européenne de votre ville. Le moment venu, il appartiendra à la municipalité de Strasbourg – que vous saurez aiguillonner, je n’en doute pas – d’exprimer sa disponibilité pour accueillir une session de ce forum, qui soulignerait le rôle spécifique et historique de Strasbourg.

M. le président. Nous avons terminé les questions orales sans débat.


Question N° : 1106

de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )

Question orale sans débat

Ministère interrogé > Affaires européennes
Ministère attributaire > Affaires européennes
Rubrique > politique extérieure
Tête d'analyse > Allemagne
Analyse > parlement franco-allemand de la jeunesse. implantation. perspectives. Strasbourg

Question publiée au JO le : 01/06/2010 page :5930

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé des affaires européennes sur le siège du Parlement franco-allemand de la jeunesse. Le conseil des ministres franco-allemand, qui s'est tenu en février 2010, a permis de redonner un nouvel élan à la coopération entre nos deux pays, moteurs de la construction européenne. Quel plus bel exemple donné par la France et l'Allemagne, qui se sont tant de fois affrontées, et qui donnent désormais le ton en Europe pour générer un effet d'entraînement propice à tous nos voisins. Strasbourg, ville symbolique de la réconciliation franco-allemande, peut prendre une place plus grande dans le renforcement de nos relations et elle pourrait notamment accueillir le siège du Parlement franco-allemand de la jeunesse. Entre un État fédéral comme l'Allemagne et un État historiquement jacobin comme la France, il devrait être possible de conforter Strasbourg comme un trait d'union entre ces deux pays et bien des aspects de leur coopération pourraient trouver leur ancrage à Strasbourg. Il tenait à lui transmettre directement ce message car il lui appartient, comme député de Strasbourg, de faire entendre la voix de Strasbourg et des Strasbourgeois au plus proche des lieux de décisions. Pour cela, il souhaiterait savoir si Strasbourg, capitale européenne, serait retenue pour accueillir le Parlement franco-allemand de la jeunesse.

Texte de la réponse

Monsieur le député de Strasbourg, cher Jean-Philippe Maurer, ainsi que vous le rappelez avec beaucoup de force et de conviction – et nous sommes servis par le calendrier –, la France et l’Allemagne ont atteint, à l’issue d’un processus de réconciliation sans équivalent dans le monde, un degré d’intégration, de confiance, d’intimité, unique.

Fondé sur des valeurs communes et sur une responsabilité conjointe vis-à-vis de la construction de l’Europe, le partenariat franco-allemand est véritablement au cœur de toutes les grandes décisions européennes et internationales. Qu’il s’agisse des négociations climatiques, du renforcement de la zone euro, après plusieurs mois d’attaques contre notre monnaie commune, ou de la mise en place d’un nouveau système financier international, rien n’avance en Europe sans un accord franco-allemand.

Nos deux pays ont entamé – ce n’est pas toujours facile, mais nous y travaillons quotidiennement – une nouvelle phase de coopération qui ouvre la voie à l’intensification de leurs relations et de la construction européenne, vingt après la fin de la guerre froide.

Fruit le plus récent de cette coopération, l’agenda franco-allemand 2020 a, comme vous le savez, été adopté le 4 février dernier, à l’occasion du conseil des ministres franco-allemand qui s’est tenu à Paris sous la présidence du Président de la République et de la chancelière allemande. Ce document comportant quatre-vingt propositions est, pour une bonne partie, le résultat d’un travail étroit et, serais-je tenté de dire, presque fraternel mené durant plusieurs mois par mon collègue allemand Werner Hoyer et moi-même. Je signale au passage que j’aurai l’honneur d’être auditionné avec Werner Hoyer devant la commission des affaires européennes de votre assemblée le mardi 15 juin, c’est-à-dire le lendemain du sommet Sarkozy-Merkel.

Selon l’agenda franco-allemand 2020, « un parlement franco-allemand des jeunes devrait être institué de manière pérenne ». Nous étudions en ce moment les modalités pratiques de mise en œuvre de ce projet. Comme vous le savez, cette idée constitue le développement d’une expérimentation de l’Office franco-allemand de la jeunesse, qui avait réuni 500 adolescents en janvier 2003 – en vue d’institutionnaliser, à terme, un véritable parlement franco-allemand de la jeunesse.

Bien entendu, nous sommes très attachés, comme vous-même, à la visibilité de Strasbourg comme capitale de l’Europe, siège du Parlement européen et du Conseil de l’Europe. Strasbourg est le symbole de la coopération franco-allemande, et je connais votre engagement inlassable pour promouvoir la vocation européenne de votre ville. Le moment venu, il appartiendra à la municipalité de Strasbourg – que vous saurez aiguillonner, je n’en doute pas – d’exprimer sa disponibilité pour accueillir une session de ce forum, qui soulignerait le rôle spécifique et historique de Strasbourg.



Question N° : 76259
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Écologie, énergie, développement durable et mer
Ministère attributaire > Écologie, énergie, développement durable et mer
Rubrique > énergie et carburants
Tête d'analyse > énergies renouvelables
Analyse > office franco-allemand. création. perspectives

Question publiée au JO le : 13/04/2010 page : 4144

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur les conclusions du conseil des ministres franco-allemand du 4 février 2010. En effet, la France et l'Allemagne ont annoncé la création d'un futur office franco-allemand des énergies renouvelables en 2010. Or l'eurodistrict Strasbourg-Ortenau, à côté du projet de région métropolitaine du Rhin supérieur, et au coeur du projet de démonstration transfrontalier à l'échelle mondiale autour du véhicule électrique, pourrait accueillir une telle implantation. Il aimerait donc connaître ses projets dans ce domaine.

Texte de la réponse



Strasbourg, siège de l'Union Paneuropéenne Internationale

Communiqué

Le siège de l'Union Paneuropéenne Internationale est transféré de GENEVE à STRASBOURG

Cette décision mérite d'être soulignée et appréciée car les ennemis de STRASBOURG sont prompts à se faire entendre.

La place de STRASBOURG comme siège du Parlement Européen bénéficie donc du soutien de l'Union Paneuropéenne grâce à ce transfert, en préférant STRASBOURG à BRUXELLES.

La jeune histoire politique de l'Europe est ainsi identifiée par STRASBOURG ce qui ne peut être que bénéfique pour la Ville et sa vocation européenne. "

05/08/09