UNE FEUILLE DE ROUTE, VITE !

 

Tout au long des six années du précédent mandat, nous n'avons eu de cesse d'alerter les exécutifs de la Ville et de la CUS sur les conséquences de leur gestion marquée par une absence de maîtrise des dépenses de fonctionnement, un creusement de la dette doublé d'une hausse de ses charges et ce, malgré des hausses conséquentes des impôts locaux et des différents tarifs comme ceux de la CTS. Cette gestion désastreuse ne pouvait qu'avoir des conséquences lourdes sur la politique d'investissement de la Ville et de la CUS.

Roland Ries, Jacques Bigot, Robert Herrmann ou Alain Fontanel ont toujours nié la situation financière réelle de la Ville et de la CUS. Leurs réponses étaient systématiquement teintées de mépris, doublées d'une stigmatisation de leur opposition républicaine qu'ils accusaient régulièrement de se livrer à des " contrevérités " employant même à son encontre le mot " mensonge " pour la décrédibiliser.

Les faits sont têtus

Après avoir avancé masqués durant six ans et bien davantage durant la dernière campagne municipale, les voilà contraints de reconnaître qu'ils ont mystifié tout le monde. La vérité, ils la connaissaient parfaitement. Ils n'ont rien découvert, pas plus les faibles marges financières des deux collectivités que la baisse des dotations derrière laquelle ils se retranchent alors qu'elle a été approuvée par Roland Ries au Sénat et Philippe Bies à l'Assemblée nationale.

Aujourd'hui, sans le moindre mea culpa, sans scrupule, ils annoncent leur intention de maîtriser enfin la dette et les dépenses de fonctionnement ou de mettre en oeuvre un grand projet comme le GCO.

Robert Herrmann déclare vouloir maîtriser la dette de la CUS, passée sous la gouvernance de Jacques Bigot de 149MEUR au 1er janvier 2008 à 381,21MEUR au 1er janvier 2014. Pourtant, il y a à peine quelques semaines, il se réjouissait encore d'avoir contracté 80MEUR d'emprunts supplémentaires. Où est la cohérence ?

" Aujourd'hui, nous ne savons pas qui croire "

Il dit vouloir limiter ou ne pas pratiquer la moindre hausse des impôts locaux. Cette majorité vient pourtant d'augmenter les tarifs des piscines mais surtout très fortement ceux de la CTS, au 1er septembre, malgré une inflation quasiment nulle. Où est la cohérence ?

Il dit avec Roland Ries vouloir accélérer le GCO alors que les mêmes ont fait stopper ce projet durant l'été 2012. Ils le jugeaient alors inadapté. Peut-on leur faire confiance après des années d'opposition pour freiner cette réalisation tant attendue par les Strasbourgeois (e) s et les Alsacien (ne) s ?

Nous sommes très inquiets pour la politique d'investissement de la CUS qui contribue à la vitalité économique de la métropole.

Aujourd'hui, nous ne savons pas qui croire. Les Robert Herrmann et Roland Ries de 2008 à 2014 et de la campagne électorale de mars dernier ou ceux qui viennent de s'exprimer à sept jours d'intervalle dans les médias (DNA des 28 août et 3 septembre 2014) ?

Toutes ces annonces méritent des éclaircissements. Roland Ries et Robert Herrmann doivent expliquer dans le détail ce qu'ils vont faire réellement, quand ils vont le faire et surtout comment ils vont le faire.

Plus que des déclarations, nous avons plus que jamais besoin d'une véritable feuille de route détaillant le programme d'investissements de la CUS et la stratégie financière retenue. Elle devra être élaborée en cohérence avec les différentes SEM de la CUS comme la CTS ou CUS Habitat. Cette feuille de route devra surtout se construire en concertation avec le monde économique local.

La priorité absolue pour notre agglomération doit demeurer le développement économique et l'emploi.

Pour l'UMP Strasbourg, les délégués des trois circonscriptions :- Jean-Philippe Maurer, conseiller général, conseiller municipal de Strasbourg et communautaire ;- Georges Schuler, maire de Reichstett et conseiller communautaire ;- Jean-Emmanuel Robert, conseiller municipal de Strasbourg et communautaire. 

Vendredi 5 septembre 2014

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