Inauguration de la Grande Mosquée de Strasbourg, jeudi 27 septembre 2012
Tous égaux, sauf le Conseil Général du Bas-Rhin

À qui déplaît le Conseil Général du Bas-Rhin ?

SOMMAIRE

Le communiqué

Le filage prévu (pdf)

La plaquette (pdf)

Le communiqué de presse de la Grande Mosquée (pdf)

Le discours prévu

La réaction de l'UMP du Bas-Rhin

 Voilà une inauguration qui aurait pu, qui aurait dû véritablement incarner une manifestation sincère de respect et de confiance.

Hélas, de basses manœuvres politiques ont entaché cette inauguration et rétabli la censure. La victime en a été le Conseil Général du Bas-Rhin, engagé à 8 % du coût du projet, comme la Région Alsace, et qui a scrupuleusement versé la somme de 685 500 .

Tout était prêt pour cette inauguration :

  • - le communiqué de presse de la Grande Mosquée de Strasbourg qui indique que le Conseil Général du Bas-Rhin s'exprimera par la voix de son Président,
  • - la plaquette de la Grande Mosquée de Strasbourg qui détaille les financements et indique celui du Conseil Général du Bas-Rhin,
  • - le filage préparé par la Préfecture,
  • - et le discours du Conseil Général du Bas-Rhin.

Le Président du Conseil Général du Bas-Rhin empêché, a délégué son Vice-Président, Jean-Philippe MAURER, Conseiller Général du canton où est installée la Grande Mosquée de Strasbourg, qui suit et connaît particulièrement bien les dossiers relatifs au culte musulman. Chacun en était informé.

Les discours sont engagés et après celui de Mohamed MOUSSAOUI, Président du Conseil Français du Culte Musulman, d'après le filage, c'est au tour du Conseil Général du Bas-Rhin.

Mais voilà qu'un billet venu d'on ne sait où est remis à la personne qui distribue la parole pour lui indiquer que le Conseil Général du Bas-Rhin ne parlera pas. Elle prend le temps de lire et relire ce billet, puis applique scrupuleusement la consigne et Philippe RICHERT, Président de la Région Alsace est, à sa grande surprise, appelé à s'exprimer.

Censure du Conseil Général du Bas-Rhin dans une cérémonie, une inauguration qui se veut républicaine où les vertus de respect et de confiance sont invoquées toutes les deux minutes.

Stupéfaction chez nombre des personnes qui ont l'habitude de participer à des inaugurations et qui n'en reviennent toujours pas d'un tel déni de démocratie, d'une telle censure.

Dédain et mépris à l'encontre du Conseil Général du Bas-Rhin qui a tenu ses engagements, comme la Région Alsace et la Ville de Strasbourg, et qui a versé ses 685 500 de subventions.

Une telle manipulation, à un tel niveau d'inauguration, en présence de deux Ministres - MM Manuel VALLS, Ministre de l'Intérieur et Ahmed TOUFIK, Ministre des Affaires Religieuses du Maroc - est certainement unique dans les annales.

Quand la politique prend la religion en otage, dans une ville de Strasbourg qui prétend donner l'exemple et accueille début octobre le Forum Mondial de la Démocratie ! Cherchez l'erreur !

À qui déplaît le Conseil Général du Bas-Rhin ou son représentant, Jean-Philippe MAURER, à cette inauguration, ?

Cherchez et vous trouverez !

Jean-Philippe MAURER


Discours du représentant du Conseil Général

Je suis venu en voisin, vous adresser les salutations du Président du Conseil Général du Bas-Rhin et de l'ensemble des 44 Conseillers Généraux.

- En voisin car le Conseil Général est installé juste de l'autre côté du pont, à 200-300 m de là,

- En voisin également car, pour ce qui me concerne, je suis l'élu du canton où cette mosquée est implantée.

Je tiens à souligner - et les comptes rendus de nos débats le confirment - que la décision de principe de contribuer au financement de la Grande Mosquée de Strasbourg n'a jamais posé de problème, n'a pas créé de tensions ni de polémiques.

Quand il a fallu abonder les moyens pour tenir compte des vicissitudes du chantier, nous l'avons fait ; c'est le respect de la parole donnée et la mise en œuvre des décisions prises. Comme vous pouvez le constater, M Saïd AALLA, Président de la Grande Mosquée de Strasbourg, nous sommes un partenaire fiable.

La patience et la détermination ont dû se conjuguer pour vous permettre de mener à bien ce projet de longue haleine ; les dons des fidèles, les subventions publiques, les contributions d'États Souverains et le recours à l'emprunt ont permis de financer ce projet et désormais les portes de la Grande Mosquée de Strasbourg sont ouvertes, grandes ouvertes et cette Mosquée ne demande qu'à vivre.

Vous vous y employez déjà pour insuffler à ces lieux l'esprit qui les a portés, de leur conception à la réalisation.

Et pour conclure, permettez-moi, au regard des soubresauts d'une actualité qui ne doit pas ankyloser nos esprits, de rappeler " qu'une forêt qui pousse fait moins de bruit qu'un arbre qui tombe ".

Et la Grande Mosquée de Strasbourg a poussé et elle portera de beaux fruits.

Je vous remercie de votre attention.

27/9/2012

samedi 29 septembre 2012

LA REACTION DE L'UMP DU BAS-RHiN

L'UMP du Bas-Rhin s'étonne que Jean-Philippe MAURER, Vice-Président du Conseil Général du Bas-Rhin, ait été privé de parole lors de l'inauguration de la Grande Mosquée de Strasbourg

Alors qu'il est de tradition que l'ensemble des co-financeurs d'un projet soient invités à s'exprimer lors d'une inauguration officielle, le Vice-Président du Conseil Général Jean-Philippe MAURER a été interdit de parole lors de l'inauguration de la Grande Mosquée de Strasbourg.

Ce dernier représentait à cette occasion le Président du Conseil Général du Bas-Rhin, Guy-Dominique KENNEL, collectivité qui a été partenaire du financement à hauteur de 685 000 euros.

L'UMP du Bas-Rhin s'étonne de cet écart aux règles démocratiques en cours et apporte tout son soutien à Jean-Philippe MAURER dans ses demandes d'explications aux services protocolaires responsables de ce grave manquement. Elle demande que toute la lumière soit établie.

L'UMP ne peut qu'être sérieusement interpellée dans cet épisode troublant, au moment même où Strasbourg accueille le Forum mondial de la Démocratie.

L'UMP du Bas-RHIN
3/10/2012

Qui a voulu baillonner Jean-Philippe MAURER ?

L'UMP Strasbourg dénonce le mépris dont a été victime le Conseil Général du Bas-Rhin lors de l'inauguration de la Grande Mosquée.

L'ensemble des co-financeurs du projet ont été invités à s'exprimer lors de cette inauguration officielle sauf le Conseil général qui en a été empêché à la dernière minute, alors qu'il a pourtant participé au financement du projet à hauteur de 685.000 euros.

Aujourd'hui, l'UMP Strasbourg souhaite connaître non seulement les raisons pour lesquelles, la parole du Conseil général a été bâillonnée, mais exige de savoir qui a interdit de parole le représentant du Conseil général. Est-ce que c'est l'institution que l'on a voulu bâillonner, ou pire encore serait-ce Jean-Philippe Maurer, Conseiller général du canton ?

Alors qu'une telle inauguration implique nécessairement des décisions des services du protocole de l'Etat, de la Préfecture et de la Ville de Strasbourg, l'UMP Strasbourg demande que toute la lumière soit faite, que toute la chaine de responsabilité soit établie, afin d'avoir la certitude que nous sommes encore dans un Etat de droit.

Ces sombres pratiques sont extrêmement troublantes au moment même où la Ville de Strasbourg accueille le forum mondial de la Démocratie.
Jean-Emmanuel ROBERT
Délégué de la 1ère Circonscription
Georges SCHULER
Délégué de la 3ème Circonscription
Geofffroy LEBOLD
Conseiller national de l'UMP
Christian BALL
Conseiller national de l'UMP

5 octobre 2012


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